De l’importance d’élever nos voix.

Je vous partage ici un article que j’ai écrit en 2021 et qui a pris tout son sens en 2024. “Il y a 5 ana j’écrivais :J’ai 41 ans et je me pose une question: vais-je « disparaitre »?
41 ans et journaliste-présentatrice donc exposée, visible, mais jusqu’à quand? “
Aujourd’hui j’ai la réponse: il me restait 3 ans.

3 ans pour cette vie dans les médias, mais aussi 3 ans pour trouver le chemin que je voulais emprunter, pour mettre à mon tour les femmes dans la lumière. 


A l’époque, et ça reste valable, j’avais été particulièrement marquée par les propos de Sarah Jessica Parker dans Vogue USA : « ‘Elle a trop de rides, elle n’a pas assez de rides’’. On a l’impression que les gens ne veulent pas que nous soyons parfaitement bien là où nous sommes, comme s’ils appréciaient presque que nous soyons peinés par ce que nous sommes aujourd’hui, que nous choisissions de vieillir naturellement et de ne pas avoir une apparence parfaite, ou que vous fassiez quelque chose si cela vous fait vous sentir mieux. Je sais à quoi je ressemble. Je n’ai pas le choix. Que vais-je faire à ce sujet ? Arrêter de vieillir ? Disparaître ? »
Certes SJP a 15 ans de plus que moi mais force est de constater qu’aujourd’hui, de plus en plus de voix de femmes s’élèvent. En octobre 2020 déjà ,Sophie Fontanelle avait osé s’exposer dans le Elle. 

Oser être visible

Les femmes qui s’affichent, qui osent sont encore pour moi, trop rares. Pour deux raisons : la peur d’être jugée et le manque d’espace pour s’exposer ! 
Pourtant tellement de femme ont du talent (bien sûr les hommes aussi, mais avec une petite facilité à se montrer car on ne leur a jamais dit, d’être bien sage et de pas faire trop de vague « soit belle et tais-toi » était une maxime au féminin!)

J’ai un profond respect pour ces femmes qui ont l’opportunité d’ouvrir la   « voix » (c’est pas une faute d’orthographe, c’est un jeu de mot), et d’affirmer que oui, on peut vivre après 40 ans!

Ce qui me frappe c’est que depuis longtemps, une femme vieillit là où un homme gagne en maturité, en charme…
Mais le clivage n’est pas uniquement celui qui se dresse entre les sexes. Des femmes sont parfois impitoyables entre elles! J’en fais les frais aujourd’hui plus qu’avant sur les réseaux sociaux, en tant que conseillère en image. Si les réseaux ont leur responsabilité, nous l’avons nous aussi.
Oser dire qu’un propos n’est pas juste, oser dire que à 45 ans trouver un emploi est compliqué après 20 ans de carrière. Oser dire qu’en tant que femme, à 24 ans on a refusé de m’engager « parce qu’un jour je voudrais des enfants ». 

Ma leçon

Si j’ai appris une chose c’est que se taire sur ce que l’on vit, ne rend pas forcément service. C’est pour ça que je suis devenue coach en image et prise de parole publique. Pour facilité la voix, puisque je sais que je bénéficie encore d’une certaine notoriété, alors autant qu’elle serve à mettre des idées, des projet en valeurs.
Je sais que je ne plairai pas a tout le monde et c’est tout à fait ok, je n’ai plus besoin de validation extérieure. Avant, j’avais mis l’aspirante styliste de 15 ans que j’étais, de côté, car je pensais qu’il fallait être « mannequin » pour pouvoir prétendre parler vêtements. Mais c’est ce que j’aime: on communique par le vêtement, on attire par le vêtement, on convainc par le vêtement (ou l’inverse d’ailleurs).

C’est pour ça qu’aujourd’hui j’aime parler mode et de communication: aimer se voir dans le miroir donne confiance en soi, cette confiance peut ensuite être mise au service d’un message! 
Alors vous aimerez, ou pas, ce que je propose mais c’est ce que j’ai envie pour moi. C’est surtout qui je suis. Très égoïstement mais en espérant parler à celles qui ne se reconnaissent pas dans la mode des autres. Car c’est en osant notre singularité que nous sommes enfin vraies.

Avec Style & Amour,

Audrey


Articles Populaires

Suivant
Suivant

3 astuces pour vous exprimer devant l’objectif.